L'unique et sa propriété, de Max Stirner, dans la traduction de Lavigne ou celle de Reclaire.
"Que suis-je donc pour toi ? Suis-je ce moi en chair et en os qui va et vient ? Du tout ! Ce moi avec ses pensées, ses déterminations et ses passions est à tes yeux « quelque chose de privé » qui ne te regarde pas, une « chose pour soi ». Comme « chose pour toi », il n'existe que mon concept, le concept de l'espèce à laquelle j'appartiens, l'Homme, lequel s'appelle peut-être Pierre, mais pourrait aussi bien s'appeler Jean ou Michel. Tu vois en moi non pas moi, le réel et le corporel, mais l'irréel, le fantôme — un Homme."
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