Brouillards & bricoles

 

 

 

Ce livre est recueil de notes, plus ou moins philosophiques, écrites entre 2023 et 2025, dans deux cahiers beiges.

La suite en quelque sorte, ou le prolongement du livre Par-dessus l'épaule d'un fou.

Corde ou serpent ?

L'auteur n'arrive toujours pas à y voir clair dans son expérience.

Faut-il être bête !?

 

 

 

400 mots... pour voir.

 

J'ai lu des centaines de livres et j’ai parfois l’idée de les reprendre pour compiler les meilleurs extraits et composer une anthologie. Idée absurde née de la superstition des livres. Il est certain que l’écrit a permis l’accumulation du savoir, mais à l’échelle individuelle, tout est toujours à recommencer de zéro. Or l’expérience pèse aussi son pesant d’or dans la production d’une culture individuelle. C’est l’expérience qui interagit avec la lecture afin de “magnifier” l’une par l’autre. C’est l’expérience qui per­met d’aller au-delà des significations et de donner du sens à tout ce qu’on lit, comme si on l’avait vécu. Et inver­se­ment, ce que nous lisons nous permet de donner un certain sens à ce qu’on vit.

L’anthologie ! ? Cela ne vaut pas une heure de peine. Il faut laisser filer.

De la même manière, je m’interroge sur la mise en forme de mes notes pour les “publier”, ou plutôt pour les éditer sans aucune publicité : les éditer à mon usage personnel ( “sauvegarde”. )

Quel intérêt ?



Ces notes n’aboutissent pas. Ce n’est pas systématique. Ce ne sont pas des aphorismes, – à peine des pensées ou des fragments de pensée. Ce serait plutôt une trace, un témoignage de mon activité intellectuelle. – Ce genre de choses qui est publié après la mort d’un auteur : le fond de ses tiroirs.

Réécrire ces notes pour en faire des aphorismes serait stupide.



Depuis 35 ans, je n’ai pas avancé d’un pouce. J’ai vieilli, mais je reste ignorant, – je peux m’en flatter : je ne me suis pas mis à croire. Pas avancé d’un poil en ce qui concerne ma vie : JNVPM & JVM – toujours pareil. Consolation : impossible d’aller de l’avant dans ces directions-là, – et ceux qui étaient vraiment décidés à avancer dans ce sens se sont suicidés. L’homme ne vit que de consolations, de compensations et d’opiums. De simulacres, d’illusions et de rêves, etc...



[ Être inexploitable, n’offrir ni citations, ni bons morceaux, parce que c’est le fond : n’être bon à rien... inemployable. ]



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Ashtavakra Gita II, 2 :

« Comme je suis le seul à donner de la lumière à ce corps, je le fais aussi pour le monde et j’ai pour fruit que le monde est mien ou que rien n’est. »

Est-il encore besoin d’écrire après ça ?